C'est en cette belle journée du mois de mars que Resident Evil Opération Raccon City a été livré en magasin. En tant que fan de la première heure de la série, c'est avec les yeux brillants que je me suis empressé de mettre la main sur mon exemplaire du jeu. Pourtant, après quelques heures passées à écumer les rues de Raccoon City, un seul mot me vient à l'esprit: POURQUOI !!!
Un pitch prometteur...Après un cinquième épisode très éloigné de l'esprit original de la série, un retour aux sources à Raccoon City, théatre des évènements du deuxième et troisième épisode, semblait être une idée prometteuse pour les nombreux fans de RE. Qui n'a pas souhaité revisiter le commissariat du 2 ou encore d'affronter le Némésis du 3 avec les graphismes d'aujourd'hui ? C'est donc la main fébrile que j'insère la galette tant attendue dans ma bonne vieille 360. Et la, ça fait mal ! Avant d'attaquer la campagne solo, je décide de me faire une petite partie en multi, histoire de prendre la température du titre. Je me lance en mode Biohazard. Dans cette variante de l'habituelle capture de drapeau, un échantillon du virus G est disséminé sur la carte et deux teams s'affrontent pour le ramener dans leur base. Seulement voila, la carte est infestée de zombies et autres créatures effrayantes... tant elles sont buggées ! Dès les premières secondes, l' IA se bloque dans les décors, est prise de tremblements parkinsoniens impressionnants, pire encore, je me suis fait tuer par un Hunter qui était tellement buggé qu'il se téléportait sans arrêt à ma gauche et à ma droite et après lui avoir envoyé pas moins d'une dizaine de coup de fusil à pompe, je suis persuadé qu'aucun de mes coups n'a fait mouche. Bref, après cette douloureuse douche froide, c'est avec une inquiétude grandissante que je me lance dans la campagne coop.
On veut des explications !Vous avez le choix entre plusieurs personnages possédant chacun des capacités propres. On passera de l'éclaireur capable de disparaître tel le prédator, au destructeur qui possède la capacité de poser des mines sur la carte. En tout, il y a 5 ou 6 classes différentes et personnalisables. On peut également choisir son arme principale et secondaire, car oui, vous ne pourrez hélas transporter que deux armes à la fois... On attaque donc cette campagne coop au coeur du laboratoire souterrain de la terrible entreprise Umbrella. Dès les premières secondes, le choc graphique est douloureux. Une modélisation d'un autre temps, des couleurs si ternes qu'on se demande parfois si il y a réellement des couleurs à l'écran, des personnages raides comme le gros oiseau à Rocco, une mise en scène atroce. A côté, le premier Left 4 Dead fait figure de bijou technologique ! Il faudrait plus porter la comparaison au premier Army Of Two, qui représente pour moi ce qui peut se faire de plus moche en matière de TPS. Difficile de croire que l'on se situe plusieurs mois après la sortie de Gears Of War 3... Si seulement l'ambiance était là, on pourrait pardonner cette pauvreté visuelle, mais non ! Les couloirs s’enchaînent et se ressemblent tous. On affronte plus de militaires que de créatures, un comble pour un Resident Evil. Je ne parle pas des bugs énormes, au bout de seulement dix minutes, notre cher William Birkin du 2ème épisode apparaît sous la forme d'un tyrant grotesque. Seulement voila, le script ne se déclenche pas et résultat, il reste littéralement immobile pendant 5 minutes au milieu d'un couloir avant de disparaître. Sommes-nous réellement en 2012 ? Même si on m'avait donné ce jeu il y a 10 ans je l'aurais trouvé moche et sans intérêt ! Et ne comptez pas sur le multijoueur pour relever le niveau. Les différents modes sont tellement bordéliques et laggés que vous aurez beau être le meilleur joueur du monde, vous pourrez mourir face à une vulgaire créature rendue invincible par un bug obscur...
Quand Capcom fait l'aveugleSi il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment Capcom peut donner l'aval à de tels projets ? Comment peut-on littéralement se foutre d'une communauté de fans importante, qui attend désespérément de retrouver l'esprit de la série ? Comment un studio tel que Six Flant Games peut-il survivre en développant des maladies numériques tels que Raccoon City ? Ma colère est à la mesure de ma déception et je conseille vivement à tous les joueurs, fans de la série ou non, de passer leur chemin et de cracher un gros mollard sur ce studio au passage. Si vous voulez un bon Resident Evil, jetez-vous sur ce qui aurait dû être le cinquième épisode de la série, Resident Evil Revelation ! La au moins vous en aurez pour votre argent....

Article rédigé par FonkySensei sur GoodGameAll !
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